Voici les réponses que j'ai fourni à une interview pour le journal Les Echos d'Île de France et qui sera publiée en (très) condensé :
La campagne législative partielle qui aura lieu le 25 septembre s’achève. Quel est votre sentiment ?
Les gens que j’ai pu rencontrer, dans les cités ou sur les marchés ne comprennent pas pourquoi on doit voter, et surtout pourquoi on il faudrait revoter pour les mêmes. Car tout de même : soit Olivier Dosne a été un bon député, et alors pourquoi ne pas le garder dix-huit mois de plus ? Soit il a été mauvais, et alors pourquoi Marie-Anne Montchamp le prend-elle comme suppléant à nouveau ?
En fait, cette élection est organisée pour régler des comptes à droite, entre prétendants à divers postes locaux. C’est une façon de dévoyer le débat politique.
Quels sont, selon vous, les trois thèmes le plus fréquemment évoqués sur le terrain lors de vos rencontres avec les électeurs ?
On me parle d’abord des problèmes de logement. À Nogent, et encore plus à Saint Maur, le logement social est à un niveau indigne : 10% dans la première, à peine plus de 5% dans la seconde… On sait combien la montée des prix du secteur privé fait souffrir des millions de personnes. Refuser de construire des logements à des prix abordables, ne pas investir dans le réhabilitation du parc qui existe déjà, c’est vraiment se moquer du monde.
Les soucis environnementaux viennent en second, mais ils sont très présents et notamment sous l’angle des transports. Quel danger font courir les antennes de téléphonie ? Pourquoi aucune piste cyclable n’est-elle construite dans nos communes, alors qu’on en voit partout ailleurs en France ? Comment se fait-il qu’aucun aménagement des transports publics n’est engagé, et par exemple va-t-on enfin faire aboutir le bus TVM ?
L’autre thème récurrent, j’allais dire comme toujours, c’est l’emploi et son corollaire, le pouvoir d’achat. Les coups de canif du gouvernement Villepin – Sarkozy contre le droit du travail et les acquis sociaux, çà inquiète beaucoup. La précarisation des contrats, la dégradation de l’environnement économique, tout cela met les gens dans un climat de crainte pour leur avenir.
Pour cette dernière ligne droite, qu’aimeriez-vous dire aux électeurs de dimanche ?
Cette élection a un sens. L’enjeu, ce ne sont pas les scrutins du passé, ni les politiciens dépassés. En s’exprimant le 25 septembre, les électeurs peuvent dire, sans attendre 2007, qu’ils exigent qu’on arrête les mauvais coups qui tombent sans arrêt sur les milieux populaires et les classes moyennes.
Je voudrais aussi souligner que la droite, en organisant ces élections en catimini, a choisi de provoquer une forte abstention, qui ridiculise la démocratie parlementaire à laquelle je suis profondément attachée. Renvoyer les candidats de la majorité nationale à leurs petits jeux, c’est aussi donner une leçon civique.
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